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❝ 'cause you and i were born to die.

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MessageSujet: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 9:36




fidélice.

pseudo, prénom ▽ fidélice quant à mon véritable prénom, je n'en suis pas fan mais c'est pauline.
age ▽ dix-neuf aujourd'hui! XD
localisation ▽ centre de la france, environs.
groupe désiré ▽ écrivain passionné.

tes écrits.

Angleterre, année 1938 ;
« On dit souvent que l'on tourne une page de sa vie. Certes. Mais ce que l'on devrait retenir, c'est que l'on a beau tourner la page, on en reste pas moins dans le même livre. On ne peut pas renier son passé, l'oublier. On doit vivre avec, en continuant à avancer. Un nouveau départ, c'est un nouveau chapitre, pas une nouvelle histoire... » Je cessai de gratter le papier de ma plume, observant cette page que je venais de remplir pris d'une soudaine inspiration. Ce nouveau chapitre qu'allait connaître Will me semblait prometteur, bien que plein d'embûches. Mais ne dit-on pas qu'un écrivain doit s'inspirer de ce qu'il connaît ? Un nouveau départ. Je me perdis doucement en me laissant bercer par cette idée. Une renaissance dans un lieu inconnu mais certainement merveilleux, où je ne connaîtrais personne, mais où surtout, personne ne me connaîtrait. Un pays où je vivrais d'incroyables aventures à côté desquelles celles de William paraîtraient aussi routinières que d'aller à la messe le dimanche matin. Mon aventure avait commencé, il y a de cela deux jours... Et je ne m'étais jamais senti aussi vivant que depuis que j'avais quitté Londres...

J'ouvris délicatement le petit coffret d'or. Aussitôt, une douce mélodie s'en échappa : une berceuse que ma mère m'avait de nombreuses fois fredonné durant mon enfance. Observant un instant les deux personnages qui dansaient grâce au petit mécanisme, j'eus un bref sourire avant de plonger la main dans le coffre et d'en retirer le seul réel objet de valeur qu'il contenait : un simple pendentif en argent, ancien qui passait pour de la camelote a côté des boucles d'oreilles et des bracelets en or que contenait le rangement. Le glissant dans une poche de ma veste, je refermais rapidement la boîte avant de me diriger vers la porte. L'entrebaillant, je pointais mon nez en dehors de la chambre pour m'enquérir de l'activité du corridor. Ma malchance fit en sorte qu'un couple de garde déboucha à cet instant dans celui-ci. M'apercevant, le premier fit signe à son compagnon et tous deux accélérèrent le pas dans ma direction. Me sachant coincé si je ne sortais pas de la pièce où je me trouvais, je m'empressais de prendre mes jambes à mon cou et bientôt, les couloirs du palais résonnaientt des pas de notre course.

J'étais en tête, mais je me savais également bien moins endurant que mes poursuivants. Tournant sur ma droite, je faillis renverser une servante occupée à faire les poussières sur quelques tableaux. Poussant un cri, elle se plaqua contre le mur le plus proche tandis que je poursuivais ma course sans un regard en arrière. Tournant de nouveau, je tombais nez à nez avec deux autres gardes. Effectuant un demi tour sur moi-même, je me précipitais dans la direction opposée. Mauvaise idée. Mes premiers poursuivants venaient d'atteindre l'intersection. Encerclé, je réfléchis à toute vitesse. Balayant les lieux du regard, je posais alors mes yeux sur la fenêtre qu'un serviteur avait laissé ouverte pour aérer. Me maudissant moi-même d'avoir eu une telle idée, je me précipitai vers celle-ci et avant que les quatre autres ne réagissent, je sautais.

Quel bonheur que l'arrière de la bâtisse fut bordé par une épaisse pelouse et que je ne me trouvais pas plus haut qu'au premier des nombreux étages. Me réceptionnant dans une roulade maladroite, je faillis finir la tête la première dans un énorme massif de rosiers. Me redressant rapidement, j'entendis l'un des hommes s'exclamer depuis l'intérieur :

- Ne le laissez pas s'échapper!

Oh que si! Je ne venais pas de sauter d'une fenêtre - alors que j'étais sujet au vertige soit dit en passant - pour qu'ils ne me rattrapent maintenant. Connaissant le chemin par cœur, je traversais un bosquet de saules pleureurs et débouchais dans une petite cours en gravier. A son extrémité, un portail et derrière ce portail, Londres et ses huit millions et demi d'habitants, de quoi devenir totalement invisible. Je me précipitais vers celui-ci et l'atteignis au moment où une flopée de gardes fit irruption dans la cours. Ouvrant la porte, je me retournais, un éblouissant sourire aux lèvres et leur fit une révérence, avant de disparaître au milieu des passants, laissant Buckingham Palace derrière moi...

Je fus tiré de ma rêverie par le bruit caractéristique du sifflement d'un bateau sur le départ. Rangeant mon précieux carnet dans ma sacoche à bandoulière, je lançais un regard autour de moi. Le port de Folkestone était en effervescence, les gens se pressaient, chargeaient les bateaux, se promenaient sur le bord de mer ou revenaient de la pêche. Personne ne faisait attention au jeune homme qui s'était assis précipitamment sur un petit poteau de bois pour écrire quelques lignes dans un vieux carnet noir. Ça n'avait rien à voir avec ce que j'avais toujours connu à Londres. Je repositionnais correctement la lanière de mon sac avant de me diriger vers un petit navire, qui portait fièrement sur sa coque le nom de « Nina » et ou embarquaient déjà des passagers pour la France. Ma destination. Suivant une petite famille de classe moyenne sur le ponton, je regardais la mer à perte de vue tandis que le père semblait essayer de convaincre sa petite fille, d'environs six ans qu'elle n'avait pas besoin d'un ballon rose comme ceux que vendait un marchant sur le port. Elle était au bord des larmes et je me demandais comment faisait cet homme pour ne pas céder. Il devait avoir l'habitude ou tout simplement pas les moyens pour répondre à ce genre de caprice. Me retournant, je m'excusais auprès des personnes qui me suivaient et retournais rapidement sur le quai avant de revenir quelques instants plus tard et d'aller me placer devant la petite fille qui pleurait désormais réellement. M'agenouillant, je lui souris et lui tendis la ficelle du ballon que je venais d'acheter. Aussitôt, elle cessa de pleurer et lâcha un rire joyeux qui attira l'attention de ses parents. Ces derniers furent un peu surpris mais me remercièrent chaleureusement jusqu'à ce que je me redresse en tendant une main vers l'homme et que l'expression de son visage change soudain pour se mettre à me dévisager :

- Mais... Vous êtes... Vous...

Soyez sur que j'aurais aimé être juste « moi », mais ça n'avait malheureusement jamais été le cas. Hébété, je passais nerveusement une main dans mes cheveux bruns, coupés court, cherchant un moyen de me tirer de cette situation qui risquait fort de devenir très complexe, lorsqu'un homme fit signe à mon interlocuteur et à sa famille d'embarquer. Me lançant un dernier regard, ce dernier monta à bord accompagné de sa femme et sa fille qui n'avaient rien remarqué.

Je passais ensuite, montrant mon billet et le matelot m'invita ensuite à avancer. Une fois sur le pont, je m'éloignais le plus possible de cet homme qui semblait m'avoir reconnu et m'appuyais négligemment sur le vieux rebord en bois, le regard rivé sur l'horizon. La mer paisible dans la brume. Je m'imaginais un instant, parcourant les mers du monde entier sur mon propre navire : de taille moyenne, tout de blanc peint, son nom « Elizabeth » - celui de ma sœur cadette - en lettres calligraphiques sur la coque immaculée, la cabine décorée des souvenirs de mes nombreuses escales autour du monde...

Un éclat de rire me tira de ma rêverie. Détournant le regard dans cette direction, j'aperçu un homme - certainement de l' Upper Class, pensais-je en notant rapidement ses habits de haut couturier - avec à ses bras, deux jeunes femmes qui riaient, ou plutôt gloussaient bruyamment. Ne prêtant pas plus d'attention à ces dernières, je revins inspecter leur compagnon et tombais par mégarde sur les yeux de celui-ci. Ceux-ci me mirent horriblement mal à l'aise. Ils étaient pratiquement totalement noirs et avaient quelque chose de malsain. Refrénant un frisson le long de ma colonne vertébrale, je ramenais mon attention sur l'eau. Nous venions de quitter le port et je ne m'en étais même pas aperçu. Je posais une dernière fois mon regard sur l'Angleterre, mon Angleterre et souris.

« William glissa une main dans l'intérieur de sa veste, attrapant son arme, cachée dans une de ses poches intérieures. Son adversaire lui sourit à l'extrémité du pont et le salua d'un signe de tête accompagné d'un mouvement de la main qui tenait son verre de Whisky. Il arborait un large sourire. Ce sourire fit resserrer la prise de Will sur son arme. Il était démoniaque.» Relisant ma dernière phrase, je fronçais les sourcils. La connotation religieuse, voir fantastique de celle-ci me dérangeait. Je ne croyais pas au surnaturel, et si j'avais été élevé sous une idéologie de Protestantisme, je devais avouer, que les seules fois ou je priais Dieu, était encore lorsque je me trouvais dans des situations d'où je peinais à me sortir et ou seul un miracle aurait pu m'aider...

Cela faisait près d'une heure que nous naviguions. Quittant les pages jaunies de mon carnet des yeux, j'aperçus de l'autre côté du pont l'homme de classe et ses deux compagnes, dont les moeurs légères tenaient à distance les autres passagers du bateau. Il se tenait confortablement assis dans un siège, les deux jeunes femmes ayant pris place sur les accoudoirs et ils « discutaient » à voix basses. Se sentant certainement observé, le brun riva son regard sur le mien et un sourire vint étirer ses lèvres tandis qu'il me saluait de sa main tenant son verre de Rhum. « Il était démoniaque. »

Une nouvelle fois je préférais détourner les yeux et me concentrais sur les eaux. Cependant, ma solitude fut troublée par l'arrivée d'un trouble-fête. Je le dévisageais, étonné. C'était un homme, environs la quarantaine en tenue de serveur et qui portait un plateau sur lequel reposaient deux bouteilles d'alcool et un large verre. Il se pencha dans une révérence qui me fit grimacer, puis dit d'un ton neutre :

- Bonjour Monsieur. Le gentleman que vous voyez là bas, tenait à vous offrir un verre, en gage de salutation.

Le gentleman? Mon regard alla se poser sur l'homme en noir, qui un peu plus loin, murmurait à l'oreille d'une de ses compagnes sans nous prêter la moindre attention. J'arquais un sourcil, perplexe, lorsque la voix du serveur me ramena à la réalité :

- Un verre de Rhum, Monsieur? A moins que vous ne préféreriez une coupe de champagne?
- Je ne bois pas, mais vous remercierez ce Monsieur, pour moi.

Il acquiesça d'une révérence et s'éloigna. Je le suivis du regard et vis ainsi le brun avoir un sourire désabusé lorsque l'employé lui répéta les mots que j'avais prononcés. Il dit alors quelque chose que je n'entendis pas, mais qui fit bien rire ses deux compagnes. Agacé, je me détournais et mon regard se posa alors sur l'horizon, ou la terre apparaissait. Me relevant de mon siège, je m'appuyais de nouveau sur le rebord. Je m'appelais Harry Wountbatten, héritier du Royaume d'Angleterre et je réalisais mon rêve en ce jour. Le port apparut avec toute son activité devant mes yeux. La France. Enfin.

pour finir.

comment as-tu fait pour atterrir ici ? ▽ le mp sur bazzart.
pourquoi t'es-tu inscrit(e) sur le forum & qu'en pense-tu ? ▽ j'aime le principe, ça fait des lustres que je cherche un forum du genre.
decris nous ton rapport, & ce que tu pense, de l'écriture ▽ une passion, plus qu'un passe-temps, j'en ai besoin, régulièrement pour me sentir bien.
ton auteur favori ▽ J.K. Rowling, classique, banale mais j'aime sa manière de rendre ses textes accecible à tous 'malgré' leur qualité.
le dernier livre que tu as lu ▽ Notre dame de paris, victor hugo.

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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 10:25

Bienvenue sur le forum Fidélice (j'aime beaucoup le pseudo )
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 11:00

Bienvenue ici What a Face
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 11:07

Merci beaucoup à vous deux
(juw : fidélice était le prénom d'un de mes personnages à la base, j'ai mis un temps fou à la trouver pis finalement, je lui ai volé! XD)
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 11:10

Ben moi j'dis, la classe
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 12:37

bienvenue. & joyeux anniversaire !
Tout est en ordre, je te valide. I love you amuse toi bien parmi nous !

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« - Vous jouez avec votre vie ! - Et alors ? Il faut bien jouer avec quelque chose ! »
marion cotillard as edith piaf in la mome.


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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 12:58

Merci Ali!
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 13:04

Bienvenue parmi nous I love you
Et bon anniversaire
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 13:13

Oh mais oui, j'ai oublié dis donc ! Joyeux anniversaire
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die. 08.01.12 14:20

Merci à vous deux! Ca m'a fait bizarre en l'écrivant ce matin en plus XD
On se sent con un peu sur le coup : dix-hui...neuf! Rolling Eyes XD
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MessageSujet: Re: ❝ 'cause you and i were born to die.

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